Dossier

Festival sur le Niger 2018 : Vivement la prochaine !

EDITO. En amont de cette 14è édition, très peu auraient parié sur sa réussite. D’abord du fait du contexte sécuritaire, le Mali étant dans l’orbite des Djihadistes ces dernières années. Ceux qui sont venus ont donc décidé de braver cette peur que l’actualité avait contribué à essaimer dans les cœurs. A Ségou, Mamou Daffé et son équipe, dans une simplicité remarquée, se sont plié en quatre pour rendre le séjour des plus agréables en multipliant les sites et les activités.

Au chapitre des sites, il y en avait essentiellement quatre : le Centre culturel Kôrè, le siège de la Fondation sur le Niger (où se trouvait le village du festival) et le bord du fleuve où se dressaient deux scènes pour les spectacles. Le quatrième étant constitué des différents lieux qui accueillaient les festivités du «Off». Pour ce qui est des activités, il y en eût plusieurs : le symposium sur l’architecture deux jours durant, les expositions, les représentations théâtrales et chorégraphiques, la foire et les concerts. Le tout en quatre jours montre en main.

Au final, cette édition fût belle. Les discussions du symposium furent de qualité ; les spectacles d’un très haut niveau malgré quelques déceptions comme avec Salif Keita ; la qualité et la variété du plateau artistique avec de nombreux groupes originaires de plusieurs régions du continent ; une participation populaire record lors des soirées de concert ; une foire trépidante et courue. Certes il y eût un dispositif sécuritaire qui aurait pu en froisser plus d’un, mais il est heureux qu’aucun incident majeur n’ait été signalé et que les préposés à la sécurité n’aient pas fait montre de zèle.

Au final, l’édition tint au-delà des promesses initiales, apportant une cinglante réplique aux agents de la peur et démontrant la vitalité de la scène artistique malienne et africaine.

Toutes choses qui ont rassuré à coup sûr M. Daffé qui avait décidé de renouer avec les scènes sur le fleuve après la 13è édition qui avait vu défiler les artistes plutôt au village du festival. Au final, l’édition tint au-delà des promesses initiales, apportant une cinglante réplique aux agents de la peur et démontrant la vitalité de la scène artistique malienne et africaine. Il est à espérer que cette renaissance constitue le départ d’une nouvelle page du festival sur le Niger dont la prochaine escale est déjà en chantier. Pour notre part, nos envoyés spéciaux vous offrent dans les quatre prochaines pages un aperçu général en prenant date pour 2019 !

Parfait Tabapsi

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